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Peut-on Avoir Le Chômage Après Une Démission Et Rupture De Période D’Essai

Oui, en cas de rupture de période d’essai après une démission, vous pouvez percevoir le chômage sous certaines conditions spécifiques.

Il est possible d’obtenir l’allocation chômage après une démission ou une rupture de période d’essai, mais sous certaines conditions spécifiques. En règle générale, une démission ne donne pas droit à l’assurance chômage, sauf si elle est considérée comme légitime ou si le salarié a travaillé suffisamment longtemps par la suite. Concernant la rupture de période d’essai, elle est assimilée à une fin de contrat comme un licenciement, ouvrant généralement droit au chômage si les conditions d’affiliation sont remplies.

Nous allons détailler les règles qui s’appliquent pour pouvoir bénéficier de l’allocation chômage après une démission ou une rupture de période d’essai. Nous expliquerons d’abord le cadre légal général de l’assurance chômage, puis les cas particuliers de démissions dites « légitimes ». Ensuite, nous aborderons comment la rupture de période d’essai est traitée au regard des droits à l’allocation et quelles démarches doivent être suivies pour faire valoir ses droits. Enfin, nous présenterons quelques conseils pratiques pour optimiser ses chances d’obtenir le chômage dans ces situations.

Les conditions générales d’accès au chômage après une démission

En France, pour bénéficier de l’allocation chômage (ARE – Aide au Retour à l’Emploi), il faut généralement :

  • Avoir perdu involontairement son emploi (licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle)
  • Avoir travaillé au moins 88 jours ou 610 heures au cours des 24 derniers mois (36 mois pour les plus de 53 ans)
  • Être inscrit comme demandeur d’emploi et être activement à la recherche d’un emploi

La démission n’est en principe pas considérée comme une perte involontaire d’emploi, ce qui exclut dans la plupart des cas le versement de l’ARE. Toutefois, il existe des cas dits de démissions légitimes ouvrant droit au chômage, notamment :

  • Démission pour motif familial (suivi de conjoint, violences conjugales, etc.)
  • Démission pour non-paiement des salaires ou manquements graves de l’employeur
  • Démission pour création ou reprise d’entreprise
  • Démission pour un nouveau contrat de travail en CDI non conclu ou avec un retard important (6 mois)

La rupture de période d’essai : une situation assimilée à un licenciement

La rupture de période d’essai peut être initiée par l’employeur ou par le salarié sans procédure lourde ni préavis important, sauf dispositions conventionnelles plus favorables. Cette rupture n’est pas qualifiée de démission car elle est prévue par le contrat et les usages.

Dans ce contexte, la rupture de période d’essai est assimilée à une cessation involontaire du contrat de travail, donnant donc le droit au chômage à condition :

  • D’avoir suffisamment travaillé pour ouvrir des droits (88 jours minimum)
  • De s’inscrire rapidement à Pôle emploi

Cela signifie qu’un salarié qui rompt sa période d’essai ne peut prétendre à l’ARE que s’il remplit les conditions d’affiliation et n’a pas démissionné au-delà du simple exercice de sa période d’essai.

Démarche pour obtenir l’allocation chômage après une démission ou rupture d’essai

Pour bénéficier du chômage après une démission, il est recommandé de :

  • Vérifier si sa démission entre dans un cas légitime définis par la réglementation
  • Conserver tous les justificatifs (lettres, attestations, preuves de recherche d’emploi, etc.)
  • S’inscrire auprès de Pôle emploi dès la fin du contrat
  • Demander un conseiller Pôle emploi pour étudier un possible réexamen de sa situation en cas de refus initial

En cas de rupture de période d’essai, l’inscription à Pôle emploi et la déclaration du motif de la rupture suffisent généralement à déclencher le droit à l’ARE, s’il est ouvert.

Exemple concret

Un salarié embauché en CDI rompt sa période d’essai après 1 mois, ayant travaillé 130 heures. Il s’inscrit alors à Pôle emploi et peut prétendre à l’allocation chômage si ses autres conditions (recherche d’emploi active, âge, etc.) sont respectées. En revanche, s’il démissionne juste après sa période d’essai sans motif légitime, il n’aura pas droit au chômage immédiatement.

Conditions et démarches pour toucher l’allocation chômage après une rupture de période d’essai

La rupture de période d’essai est une situation particulière qui peut parfois prêter à confusion lorsqu’il s’agit de l’ouverture des droits à l’allocation chômage. Contrairement à une démission classique, cette rupture peut ouvrir certains droits, sous réserve de respecter des conditions précises et d’accomplir les démarches administratives adéquates.

Les conditions essentielles pour bénéficier de l’allocation chômage après une rupture de période d’essai

  • Justification d’une perte involontaire d’emploi : La rupture de période d’essai peut être considérée comme une perte involontaire si c’est l’employeur qui met fin au contrat. Dans ce cas, le salarié peut prétendre à l’allocation chômage.
  • Avoir travaillé un nombre minimum d’heures : Pour ouvrir des droits à Pôle emploi, il faut avoir travaillé au moins 130 jours ou 910 heures au cours des 24 derniers mois (ou 36 mois pour les plus de 53 ans).
  • Être inscrit comme demandeur d’emploi : La procédure d’inscription à Pôle emploi est obligatoire pour bénéficier des allocations.
  • Être apte à travailler et disponible pour le marché du travail : Le demandeur doit être en mesure de reprendre une activité professionnelle rapidement.

Cas pratique :

Si un salarié a été recruté en CDD ou CDI, mais que l’employeur met fin à sa période d’essai au bout d’un mois, il pourra toucher l’allocation chômage à condition que la durée totale de travail sur les 24 derniers mois atteigne 130 jours.

Les démarches à suivre pour demander l’allocation chômage après rupture de période d’essai

  1. Récupérer l’attestation employeur : Ce document est indispensable et doit être remis par l’employeur pour justifier de la rupture.
  2. Inscription en ligne sur le site de Pôle emploi : L’inscription doit être faite dans les 12 mois suivant la fin du contrat.
  3. Déposer une demande d’allocation : Remplir le dossier en fournissant les pièces justificatives nécessaires, notamment l’attestation employeur et les bulletins de salaire.
  4. Participer aux entretiens de suivi : Le demandeur doit répondre aux convocations pour bénéficier du maintien des droits.

Tableau récapitulatif des conditions et démarches

ConditionDescriptionDocument à fournir
Perte involontaire d’emploiRupture décidée par l’employeurAttestation employeur
Durée minimale de travail130 jours ou 910 heures sur 24 moisBulletins de salaire
Inscription à Pôle emploiÀ réaliser rapidement après la ruptureJustificatifs identité + attestation
DisponibilitéAptitude à rechercher un emploiEntretien avec conseiller Pôle emploi

Conseils pratiques pour faciliter le dossier

  • Anticipez la récupération des documents : ne quittez pas l’entreprise sans avoir l’attestation employeur en main.
  • Gardez une trace écrite de la rupture de période d’essai, notamment un courrier ou un email, qui peut servir de preuve en cas de litige.
  • Contactez rapidement Pôle emploi pour vous informer de votre situation et éviter toute interruption dans le versement des indemnités.
  • Préparez votre recherche d’emploi activement afin de respecter la condition de disponibilité et d’augmenter vos chances de retrouver un travail rapidement.

Questions fréquemment posées

Peut-on prétendre au chômage après une démission ?

En général, la démission ne permet pas de bénéficier immédiatement de l’allocation chômage. Cependant, certaines démissions considérées comme légitimes peuvent ouvrir des droits.

La rupture de la période d’essai ouvre-t-elle des droits au chômage ?

Oui, si la rupture de la période d’essai est à l’initiative de l’employeur, le salarié peut prétendre au chômage, sous réserve de conditions d’affiliation.

Quels sont les critères pour toucher le chômage après une démission ?

Il faut que la démission soit jugée légitime par Pôle emploi ou avoir travaillé au moins 130 jours après la démission avant de s’inscrire au chômage.

Comment faire sa demande d’allocations chômage après une démission ?

Il faut s’inscrire comme demandeur d’emploi auprès de Pôle emploi et fournir les justificatifs de la situation professionnelle et de la fin du contrat.

Quels documents sont nécessaires pour la demande de chômage après rupture de période d’essai ?

Le contrat de travail, la lettre de rupture de période d’essai, les bulletins de salaire et l’attestation employeur sont indispensables.

SituationDroits au chômageConditions principales
Démission volontaire classiqueNon sauf démission légitimeSituation jugée légitime par Pôle emploi, ou reprise d’emploi 130 jours
Rupture période d’essai à l’initiative employeurOuiRespect des conditions d’affiliation au chômage
Rupture période d’essai à l’initiative salariéNon sauf cas exceptionnelsCas exceptionnel justifié (harcèlement, déménagement)

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